Projet de lettre au premier ministre du Nouveau-Brunswick.

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Projet de lettre au premier ministre David Alward

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Monsieur le premier ministre,

L’infertilité affecte actuellement 1 couple sur 6 au Canada, et ce problème devient de plus en plus aigu compte tenu des pressions sociales et financières qui retardent la décision des couples d’avoir un enfant ainsi que de la pollution ambiante qui nuit à la santé reproductive des individus. En ce moment, les couples paient de leur poche la totalité ou presque totalité des coûts des traitements de fertilité. Un seul traitement de fécondation in vitro (FIV) coûte environ 10 000 $, et de nombreux couples ont besoin de plusieurs traitements pour obtenir une grossesse. Ces coûts élevés limitent considérablement l’accès au traitement et obligent de nombreux patients à interrompre le traitement avant l’obtention d’une grossesse. Lorsque les couples ont les moyens de financer seulement un nombre limité de cycles de FIV, ils choisissent souvent, de concert avec leur médecin, d’augmenter leurs chances d’obtenir une grossesse en transférant plus d’un embryon dans l’utérus au cours d’un cycle de traitement. Cette pratique entraîne un taux alarmant de naissances multiples – 30 % au Canada, sauf au Québec – résultant de la FIV.

Une grossesse unique offre le meilleur prognostic autant pour la mère que pour l’enfant et elle est, par conséquent, l’étalon-or de la FIV. Ce type de grossesse est considéré à faible risque comparée à une grossesse multiple, puisqu’elle exige moins d’interventions pendant le travail et l’accouchement et qu’elle est associée à un nombre moins élevé de bébés prématurés et de petit poids. De surcroît, une grossesse unique entraîne moins d’hospitalisations aux services de soins intensifs néonataux et moins de séquelles éventuelles à long terme.

Le Québec a réussi à réduire de manière radicale le taux de grossesses multiples. Celui-ci est passé de 27.2 % à 3.8 % au cours des trois premiers mois de son programme avant-gardiste de financement des TPA, qui subventionne trois cycles de FIV et est associé à une politique de transfert d’un embryon unique dans tous les cas où il existe une indication médicale. Les analyses d’impact budgétaire touchant la mise en œuvre d’un programme analogue au Nouveau-Brunswick (Financement de la FIV au Nouveau-Brunswick : analyse coûts-bénéfices [AIB], septembre 2010 ; Financement de la FIV au Nouveau-Brunswick : analyse coûts-bénéfices [AIB], janvier 2011) projettent des économies annuelles de (1) 1 $ à 1.7 million $ en frais d’hospitalisation périnatale, (2) 400 000 $ – 1 million $ en frais post-nataux pour la première année de vie des bébés de petit poids survivants et (3) entre 1.2 $ et 2.8 millions $ en soins de santé et de services sociaux prodigués aux enfants atteints de handicaps par suite de leur naissance prématurée. Le coût total du financement de trois cycles de FIV (1.3 $ – 2.2 millions $ par année) sera entièrement compensé par les économies en matière d’hospitalisation et de soins postnataux la première année, sans oublier le fait que les coûts liés à l’invalidité à long terme seront évités grâce à la réduction des naissances multiples (AIB, 2010, p. 12 ; AIB, 2011, p. 12).

Aussi longtemps que les couples du Nouveau-Brunswick assumeront le fardeau financier de la FIV, ils seront fortement tentés de vouloir maximiser leurs chances de réussite et, par conséquent, ils préféreront transférer plus d’un embryon à la fois. Le remboursement de la FIV éliminera le stress financier qui pousse de nombreux couples à prendre cette décision dangereuse et permettra la mise en œuvre d’une politique de transfert d’un embryon unique. En fin de compte, ce programme offre la possibilité d’améliorer considérablement la qualité de vie des contribuables infertiles du Nouveau-Brunswick tout en augmentant à la longue le nombre de contribuables néo-brunswickois et en conservant plus d’argent dans les coffres de la province.

Dans notre cas personnel, ...............

Nous avons la ferme conviction que les personnes infertiles du Nouveau-Brunswick méritent un gouvernement qui respecte leur désir profond de devenir parents et reconnaisse que l’infertilité est une maladie (OMS, 2009). Emboîter le pas au Québec en adoptant le financement de la FIV sera non seulement avantageux pour le budget de la province du Nouveau-Brunswick et pour les finances personnelles des Néo-Brunswickois, mais, de surcroît, cette mesure améliorera la qualité de vie des familles touchées par l’infertilité. Cela constituerait un exemple positif de plus de la pensée progressiste du gouvernement conservateur du Nouveau-Brunswick.

Dans l’espoir que vous accorderez une réponse favorable à nos demandes, nous vous prions d’agréer, Monsieur le premier ministre, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

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